25 octobre 2015

[La Porte Latine (FSSPX France)] Déclaration solennelle de l'Institut Civitas en conclusion du Synode sur la Famille

SOURCE - La Porte Latine (FSSPX France) - Institut Civitas - 25 octobre 2015

Le Synode sur la famille, pensé et organisé par le pape François durant les mois d’octobre 2014 et 2015, a montré qu’une grande partie des plus hautes autorités de l’Eglise voulait imposer un regard positif sur l’homosexualité et relativiser - voire légitimer – les divorces et les unions adultères.

C’est dans ce dernier but que le pape François a promulgué le Motu Proprio Mitis Iudex Dominus Iesus qui institue sans le dire la possibilité du divorce dans l’Eglise. Ce but est encore présent dans le document final du synode, lequel affirme (n° 84-86) le primat de la conscience individuelle, favorisant l’intérêt individuel des conjoints au dépens de l’institution même du mariage.

Cette révolution, directement issue de l’esprit anthropocentrique et relativiste du Concile Vatican II, constitue une attaque supplémentaire contre l’ordre institué par le Créateur. Elle induit des répercussions directes sur l’ordre social, le mariage chrétien étant tout à la fois une réalité sacramentelle et la pierre angulaire qui fonde la société.

C’est pourquoi :

-. l’Institut Civitas redit sa ferme opposition à toutes ces manœuvres sournoises qui détruisent en profondeur la famille et la société.

- reprenant textuellement les mots du grand archevêque Monseigneur Marcel Lefebvre édictés le 21 novembre 1974, l’Institut Civitas proclame :

« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues. »

- l’Institut Civitas n’acceptera jamais de se taire ou de souscrire à une stratégie de l’enfouissement qui chercherait à se faire accepter par ceux qui détruisent l’Eglise et la société, de l’intérieur comme de l’extérieur. Il est en effet impossible de travailler à la christianisation de la société en collaborant avec ceux qui précisément la subvertissent.

- l’Institut Civitas réaffirme sa volonté, quelles qu’en soient les conséquences, de travailler encore et toujours, à temps et à contre temps, à la christianisation de notre société. A cette fin, l’Institut Civitas continuera à offrir sa collaboration aux prêtres fidèles à la Tradition catholique pour les assister et les aider dans leurs activités apostoliques, et sollicitera leur collaboration et leur assistance dans ses activités propres, politiques ou sociales. Il entend ainsi être un exemple de collaboration libre et fructueuse entre le temporel et le spirituel, détruite par la laïcité anti-chrétienne.

Fait à Paris, le 25 octobre 2015, en la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi