16 octobre 2017

mars-avril 2009 [Abbé Claude Pellouchoud, fsspx - Le Rocher] L'installation des Soeurs Bénédictines à Perdechat - un entretien avec Mère Prieure

SOURCE - Abbé Claude Pellouchoud, fsspx - Le Rocher n°58 - mars-avril 2009

Les sœurs bénédictines du Monastère Notre-Dame-de-Toute-Confiance sont le pendant féminin de la branche masculine qui fleurit si joliment au monastère de Bellaigue. Implantée depuis plusieurs décennies à Saint-Loup (Lamairé), cette fondation religieuse a bénéficié l'an dernier de l'aide du district de Suisse pour se rapprocher de Bellaigue.
Le Rocher : Ma sœur, il y a un an, les fidèles du district de Suisse n'ont-ils pas répondu généreusement à votre demande d'aide pour votre déménagement à Perdechat ?
Mère Prieure : Oui, et je tiens à remercier les chers fidèles de Suisse qui ont été si généreux. En fait, nous n'avions pas compris tout de suite d'où venait un tel virement, il a fallu aller à la banque pour avoir plus de renseignements et ils nous ont juste dit : "Rickenbach". Nous ne pouvions en croire nos yeux.

Avec une aide de 80'000.- chf, la Suisse a battu tous les records, que Dieu lui rende au centuple ! Nous devons la grâce de notre déménagement à la bonté de Dieu et à la Providence qui s'est manifestée si clairement depuis l'achat de Perdechat près de Bellaigue et durant ces trois années de travaux, au milieu de bien des difficultés.

Grâce à Dieu, au dévouement inlassable de nos frères bénédictins et grâce aux fidèles, qui sont les instruments de Sa grande Bonté, nous voilà arrivées au but, qui était de nous installer à proximité des moines de Bellaigue.
Le Rocher : Arrivées au but, certes, mais j'imagine qu'un tel événement ne se produit pas sans quelques péripéties. Pouvez-vous nous raconter votre déménagement ?
Mère Prieure : Lors de sa visite à Lamairé le 30 mai 2008, Mgr de Galarreta nous avait dit avec force : « Il faut partir fin août ! ». Nous avons obéit avec joie et organisé le départ. La départ étant fixé, les bras se trouvent plus allègres pour remplir les cartons. Le camion commandé depuis deux mois est arrivé le lundi 25 août 2008. Tous les meubles du monastère attendaient dehors, sous un beau soleil, l’honneur d’être embarqués pour une si belle aventure. Le chargement s'est poursuivit jusqu’à 11h du soir. Le lendemain fut une journée de ménage, de rangement et de grand feu. Il restait cependant encore la moitié des affaires à emporter : le camion devra donc revenir. La journée s’est achevée une fois encore peu avant minuit.
Le Rocher : Le mobilier étant dans le camion, j'imagine qu'il y eut ensuite le départ des religieuses ?
Mère Prieure : En effet, nous sommes parties le mercredi 27 août, laissant le monastère à demi plein, une camionnette en panne et les clés aux parents et amis dévoués venus nous aider à déménager. Nous étions invitées à faire halte à Ruffec, au noviciat des sœurs de la FSSPX, pour le déjeuner. L'accueil y fut chaleureux : les sœurs nous ont chanté la polyphonie « dans le cœur de l’Eglise ma Mère je serai l’Amour ». Cette amitié entre communautés de la Tradition est précieuse et bien consolante dans la crise actuelle.
Le Rocher : C'est d'ailleurs une autre communauté religieuse de la Tradition qui occupe désormais après vous la maison de Laimairé ?
Mère Prieure : Oui, et c'est ainsi que perdure le caractère religieux de cette maison. A la faveur du déménagement, nous avons retrouvé un "inventaire du linge, de la literie et des meubles" de 1932, qui porte en première page : Lamairé, maison fondée en 1892 par M. le curé Linassier ; sœur Elise, + 1917, 1ère supérieure. Cette maison est ensuite devenue école du village, puis a été rachetée par les "Ancelles de Jésus Marie", puis par notre fondatrice en 1980. Depuis octobre 2008, elle est reprise par les sœurs de la Fraternité de la Transfiguration, à l'étroit à Mérigny.
Le Rocher : Vous n'avez fait qu'une halte à Ruffec ; le soir même vous arriviez à Perdechat ?
Mère prieure : Le soir, nous sommes arrivées à Bellaigue pour vêpres et nous avons pu saluer Dom Ange, de loin, par une prière à son tombeau, où nous lui demandâmes de bénir notre arrivée. De l'éternité, il semble commencer à tenir sa promesse : « Je vous serai désormais plus utile du haut du ciel que de la terre ». Le Père Matthieu nous donna sa bénédiction au moment du souper, qu’il trouva un peu original : un pique-nique dans la cour de l’hôtellerie. Mais nous, nous en avons l’habitude.
Le Rocher : Perdechat est une vieille maison à quelques kilomètres du monastère de Bellaigue, et comme toute vieille maison délabrée, elle n’a pas été bien chère à l’achat, mais… on s’en doute, la remise en état coûte beaucoup et en énergie et en finance. Les travaux étaient-ils fini à votre arrivée ?
Mère Prieure : Non, les travaux n'étaient pas achevés. Nous nous sommes donc installées pour quelques mois chez une généreuse dame de Virlet : une chapelle, une cuisine, deux dortoirs compartimentés en cellules grâce à un habile agencement de clous et de draps. Un peu serrées à douze, mais tout est grâce et occasion de rire ! Trois postulantes sont arrivées en septembre (une brésilienne, une néozélandaise, une française) et la gaieté était au rendez-vous.
Le Rocher : En clôture à Lamairé est enterrée votre fondatrice. Avez-vous aussi prévu le transfert de sa dépouille mortelle à Perdechat ? Quand aura lieu ce "déménagement" exceptionnel ?
Mère Prieure : Evidemment que ce transfert a été prévu. Il a d'ailleurs déjà eu lieu, le 24 septembre 2008. Cérémonie simple et touchante, à l’issue de laquelle notre Mère Gertrude de Maissin, depuis un champ un peu en surplomb du monastère, continue de veiller sur nous. C’est le jour du troisième anniversaire de ses funérailles, le 24 novembre 2008, que nous avons pu réellement déménager et recevoir ce si beau cadeau du bon Dieu : un monastère !
Le Rocher : Mgr de Galarreta, qui vous a fortement encouragées à déménager à Perdechat sans attendre la fin des travaux, est-il déjà venu vous visiter ?
Mère Prieure : Bien entendu. Il est venu le 27 septembre pour l’inauguration du monastère et la journée "portes ouvertes". Il présida d'ailleurs une profession et une vêture. Dans son sermon, il encouraga l’assistance à désirer la sainteté, car « celui qui a le désir de la sainteté a déjà obtenu la plus grande partie de la victoire », et seule la sainteté pourra sauver l’Eglise de cette crise profonde. Le soir, le Père Matthieu bénit les lieux réguliers du monastère, mais il nous fallut repartir car il y avait encore trop de travaux (pas de chauffage, pas d’électricité, sauf celle du chantier, pas de portes dans la cave, etc.).
Le Rocher : Pour la belle fête de Noël, vous étiez donc définitivement installées dans votre nouveau monastère ?
Mère Prieure : Oui, et à l'occasion de ce premier Noël à Perdechat, nous avons déposé dans la crèche nos grands désirs de vie religieuse et les intentions de tous nos bienfaiteurs. Le lendemain, le 26 décembre, notre architecte est présente pour fixer le plan de l’église. Nous avons déposé le permis de construire et espérons commencer les travaux au printemps, si Dieu veut. Comme vous le voyez, l’aventure continue… et ce pour de nombreuses années !
Le Rocher : La vie monastique peut-elle y être véritable quand il y a encore tant de travaux et d'aménagement ?
Mère Prieure : Même si les travaux doivent se poursuivre encore longtemps pour établir un vrai monastère avec clôture, cloître et église, un grand pas est déjà fait, qui nous permet de mener notre vie contemplative, c’est-à-dire une vie tournée vers Dieu dans l’attitude de l’orante et chargée d’offrir à Dieu la louange et l’action de grâces au nom de toute l’humanité. Les Pères de Bellaigue continuent à nous desservir avec beaucoup de charité : messes, conférences, sermons, nous n’en finissons pas de remercier la Providence !

[Mgr Gianni Ambrosioi, évêque de Piacenza-Bobbio] "Dans les jours à venir, la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) inaugurera et consacrera une église à San Damiano...."

SOURCE - Mgr Gianni Ambrosioi, évêque de Piacenza-Bobbio - 5 octobre 2017

Aux chers fidèles de Saint-Damien et de tout le diocèse de Piacenza-Bobbio,

Dans les jours à venir, la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) inaugurera et consacrera une église à San Damiano, municipalité de San Giorgio Piacentino. Le curé de la paroisse et l'évêque de Plaisance-Bobbio n'a pas été informés par les membres de la Fraternité.

1. Il est bon de se souvenir à la fois de l'origine de la Fraternité; fondée en 1970 par l'évêque français Mgr Marcel Lefebvre, et de son parcours ces dernières années. La fraternité naît par opposition avec divers enseignements et déclarations du Concile Vatican II.

Les adhérents célèbrent la messe tridentine et s'opposent à l'œcuménisme et au dialogue interreligieux. Elle se compose de prêtres, de frères et de sœurs, et est dirigée par un supérieur général, l’évêque Mgr B.M. Fellay, qui a été ordonné par Mgr Lefebvre en 1988, sans le consentement du pape. L'ordination épiscopale de Mgr Fellay et des trois autres évêques a motivé l'excommunication de Mgr Lefebvre et des nouveaux consacrés.

En Italie, la société a son centre à Albano et plusieurs prieurés: Spadarolo (Rimini), Montalenghe (Turin) et Silea (Trévise).

2. Divers initiatives papales visent à «mettre la Fraternité en pleine communion». Saint Jean-Paul II a institué une commission pour faciliter la pleine communion ecclésiale des prêtres et des fidèles associés à Mgr Lefebvre. En 2009, le pape Benoît XVI, dans un acte de miséricorde, a décidé de lever l'excommunication des quatre évêques ordonnés en 1988.

De nouvelles avancées en vue de la communion ont été faites ces dernières années. Le pape François a déclaré, au cours de l'extraordinaire Jubilé de la Miséricorde, que les prêtres appartenant à la Fraternité peuvent confesser. Le Pape a ensuite étendu cette faculté, au-delà de la période jubilaire, selon de nouvelles dispositions à cet égard.

Avec « Miséricorde de Dieu et misère du pécheur », la lettre apostolique du 20 novembre 2016, le pape Francis a accordé aux fidèles qui, pour diverses raisons fréquentent les églises tenues par les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X de recevoir valablement et légalement l'absolution sacramentelle de leurs péchés.

Le pape Francis a également autorisé les Ordinaires (les évêques de diocèse) à accorder des licences pour la célébration des mariages de fidèles qui suivent les activités pastorales de la Fraternité, selon certaines modalités.

Par conséquent, à l'heure actuelle, il convient de préciser que:

1) la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X n’est pas en communion complète avec le pape;

2) la Société est dans une «la persistance objective, pour le moment, de la situation canonique d’illégitimité» (Lettre de la commission pontificale Ecclesia Dei aux prélats - 27 mars 2017).

Nous nous associons à la prière de Jésus: afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.» (Jean 17:21).

Avec une chaleureuse salutation et avec la bénédiction du Seigneur
 
Mgr Gianni Ambrosioi

15 octobre 2017

[Abbé Christian Bouchacourt, fsspx - Fideliter] L'horreur du vide : la charia progresse toutes les fois que l'Église recule (éditorial)

SOURCE - Abbé Christian Bouchacourt, fsspx - Fideliter n° 239 - septembre-octobre 2017

Un principe de la physique médiévale, venu d'Aristote, affirmait : « La nature a horreur du vide. » Si ce postulat a été rendu caduc dans l'ordre physique par le progrès des sciences, il prend en revanche toute sa signification dans l'ordre moral et psychologique.

L'homme est fait pour connaître le vrai, aimer le bien, et agir selon ce vrai et ce bien. Mais comme sa nature a « horreur du vide », si on ne lui enseigne pas le vrai, si on ne lui propose pas le bien, il risque de s'attacher à l'erreur et de désirer le mal.

Or les nations chrétiennes se sont détournées de leur identité propre pour s'abandonner à toutes les aberrations. Il faut alors combler le vide que laisse la décrue de la présence chrétienne. En certains pays, comme ceux de l'Amérique du Sud que je connais bien, c'est l'avancée des sectes. En France, malheureusement, c'est plutôt l'islam qui en profite.

L'expérience le démontre : la charia progresse toutes les fois que l'Église recule. Il y a quelque temps, un publiciste a lancé l'idée que des églises paroissiales soient transformées en mosquée. Cette initiative a suscité un juste tollé. Pourtant, il faut avouer qu'il n'y avait dans cette proposition provocante qu'un signe avant-coureur d'une tragique réalité à venir. Car si les églises sont vides tandis que les mosquées de fortune sont pleines, par un obligatoire effet de vases communicants les églises finiront par devenir des mosquées.

Le pape François, pour sa part, estime que ce sont « les religions » qui seraient susceptibles de reconstruire une civilisation. Cependant, ajouter l'erreur religieuse à d'autres erreurs ne fera jamais une vérité. Une nourriture apparente, chimérique, fictive, un « ersatz », n'a jamais nourri personne. La « religion » musulmane va-t- elle donc reconstruire la civilisation européenne ? Sûrement pas !

La solution est claire. Notre-Seigneur Jésus-Christ nous l'a donnée : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14, 6). Il n'y a donc pas d'autre nom sous le ciel pour être sauvé que le nom de Jésus (cf. Ac 4, 12). Ceci concerne aussi bien les individus que les sociétés, y compris les sociétés politiques. Seule la foi catholique, la vraie foi catholique, dans toute sa vérité et sa charité, est le remède à la crise que traverse la civilisation.

Un réel retour à la foi et à la vie catholiques sauverait les âmes des hommes, mais elle sauverait également l'âme de leurs pays. Elle contribuerait puissamment, en effet, à la préservation du patrimoine humain, naturel, culturel, qui fait la grandeur d'une civilisation humaine, comme la civilisation française. Et toute autre voie est une impasse.

Le pape François nous objecte, cependant, dans son récent livre Politique et société, que « la politique au XVIe siècle était trop catholique ; [mais] le "trop" nous fait du mal » (p. 135). Le vrai et le bien, cependant, ne peuvent être « trop vrai » et « trop bien » : on peut seulement dire que, quelquefois, les hommes ne tiennent pas suffisamment compte des conditions et des circonstances pour que ce vrai soit proclamé adéquatement, pour que ce bien soit recherché comme il convient.

Il est absurde d'affirmer que la politique, au XVIe siècle comme à n'importe quel siècle, aurait été « trop catholique » (en vérité, elle ne l'est jamais assez, comme aucun de nous n'est jamais assez chrétien). Mais il est juste de reconnaître, ce qui n'est pas la même chose, que dans telle circonstance précise, la politique, même menée avec de bonnes intentions, a pu ne pas être adéquate pour ce moment précis, ne pas tenir assez compte de l'état des choses et des hommes, et que cette politique a donc pu aboutir à l'effet inverse de celui recherché.

Mais aujourd'hui, disons-le tout de go, la priorité n'est certainement pas de freiner le zèle d'hommes politiques susceptibles d'appliquer de façon un peu trop rigide, au vu des circonstances, une politique inspirée de l'Évangile. Elle est, au contraire, de défendre, d'illustrer et de promouvoir l'idée d'une politique franchement catholique, pour le salut des individus et des sociétés : en un mot, couronner à nouveau Notre-Seigneur, et le remettre au centre de tout.

Abbé Christian Bouchacourt +, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

[Séminaire de Wigratzbad - FSSP] Les nouveaux séminaristes

SOURCE - Séminaire de Wigratzbad - FSSP - 12 octobre 2017

Notre séminaire vient d'accueillir 14 nouveaux séminaristes, soit 7 pour chaque section. La section germanophone est très internationale, avec 3 Allemands, un Germano-Croate, un Hollandais et un Serbo-Hongrois. De même pour la partie francophone, où se côtoient 3 Français, un Franco-Suisse, un Américain, un Portugais et un Tchèque... ce qui au total fait 10 nationalités pour 14 séminaristes !

Il faut ajouter un cas particulier, puisqu'un jeune originaire de Lettonie est entré directement en première année de philosophie, dans la section germanophone. C'est son évêque qui nous l'envoie, pour que nous le formions pour son diocèse. 

En cette rentrée 2017, la FSSP compte ainsi 37 nouveaux séminaristes : 
- 14 à Wigratzbad
- 22 à Denton aux Etats-Unis
- et un dans notre maison de propédeutique en Australie. 
Par ailleurs 3 jeunes Colombiens ont commencé une "pré-propédeutique" dans notre maison d'Anolaima en Colombie. 

Avec leurs aînés, nos séminaristes sont donc près de 160 (92 à Denton, 66 à Wigratzbad). Mais ce nombre baissera bientôt, puisque de 2 de nos 21 diacres seront ordonnés prêtres près de Wigratzbad, le 18 novembre prochain.

Nous confions tous ces généreux lévites à votre prière, en vous recommandant de prier souvent pour les vocations sacerdotales et religieuses. .

[Riposte Catholique] La Fraternité Saint-Pierre à Dallas veut construire une nouvelle église

SOURCE - Riposte Catholique - 15 octobre 2017

Lu sur le site du District des Etats-Unis de la Fraternité Saint-Pierre
Le 1er octobre, la Fraternité Saint-Pierre Dallas, premier apostolat de la FSSP en Amérique du Nord, a lancé sa campagne de levée de fond pour construire une nouvelle église. 
Dallas est un apostolat qui n’a jamais cessé de croître, et ce n’est pas la première fois qu’il a dépassé sa capacité. L’histoire commence en juin 1991 lorsque les premières messes du dimanche de la communauté ont eu lieu à la chapelle St. Jude dans le centre-ville de Dallas. En raison de problèmes d’horaires, la communauté a déménagé au Monastère des Carmes de l’Enfant Jésus de Prague et de Saint-Joseph en 1992, et bientôt le nombre croissant de participants a rendu nécessaire la célébration d’une deuxième messe. Au moment où la communauté Mater Dei a déménagé dans son église actuelle en 2009, les fidèles débordaient du Carmel. La communauté grandit encore, et la paroisse a maintenant quatre messes du dimanche et quatre prêtres. 
Pour avoir quelques faits et chiffres sur cette campagne, nous avons parlé au curé de la paroisse Mater Dei, l’infatigable abbé Thomas Longua, FSSP, qui a été à la tête de la paroisse avant le premier déménagement en 2009. L’assemblée a été comptée à toutes les messes, il y a 1 100 fidèles qui assistent chaque dimanche à la messe. L’église ne peut accueillir que 300 personnes, alors vous pouvez imaginer à quel point ces messes sont pleines. La paroisse Mater Dei prévoit d’ajouter une autre messe en hiver, ce qui portera le nombre de messes du dimanche à cinq. L’église voit beaucoup de visiteurs le dimanche, et en raison de sa position près de l’aéroport international de Dallas ce qui contribue très probablement aussi à ce nombre.
L’église qui sera construite devrait permettre d’accueillir 900 fidèles par messe pour un coût de 4,5 millions de dollars.